Interface non diffusable
Contexte institutionnel oblige, les maquettes réelles de l'intranet du STN restent confidentielles. Le reste de cette étude de cas détaille fidèlement la démarche, la recherche et les résultats du projet.
Comment donner de la visibilité à un service tout juste créé, et centraliser les ressources numériques de ses agents ?
Le Service de la Transformation Numérique (STN) a été créé en juin 2022 au sein de la Police Nationale. Son rôle : accélérer la transformation numérique de l'institution et contribuer à ses réformes structurelles, en offrant une expertise interne alternative aux consultants externes. Le service vise à améliorer la relation avec les citoyens, moderniser l'action de la police, optimiser l'environnement de travail des agents, sécuriser l'infrastructure et développer la culture numérique en interne.
Problème : trois ans après sa création, peu d'agents savaient que le STN existait, ou comprenaient ce qu'il faisait concrètement.
L'objectif du projet : concevoir un intranet capable de faire connaître le STN, renforcer l'attractivité de ses métiers, centraliser les contenus utiles aux agents, unifier l'accès aux outils numériques, et favoriser la communication entre les différents acteurs du numérique au sein de la Police Nationale.
J'ai réalisé un protocole de recherche formalisant les objectifs (que savent les agents du STN et de ses missions ? quels sont leurs besoins en ressources et outils numériques ?) et le public à cibler : agents administratifs et de terrain, membres des services numériques, ou encore RH.
Des entretiens exploratoires menés auprès de 5 participants ont fait émerger des enseignements clairs :
Pour transformer les constats des entretiens en opportunités de design concrètes, j'ai co-organisé un atelier avec des membres des départements Transformation Numérique et M2P (chefs de projet, UX, coach agile, communication, juridique). L'objectif : reformuler les problèmes en questions ouvertes, pour guider l'idéation tout en gardant les besoins utilisateurs au centre.
Je me suis inspirée de plusieurs sites du service public pour répondre à ces différentes problématiques.
Avec quelques membres du STN, nous avons ensuite fait une session « Crazy 8 » afin de générer rapidement des pistes de solution.

Enfin, un atelier de tri de cartes a été mené avec des agents de la Police Nationale : ils ont eux-mêmes regroupé et nommé les catégories de contenu, afin que l'arborescence reflète leur logique mentale plutôt que la nôtre.
Une fois les besoins clarifiés et l'arborescence validée, j'ai conçu des maquettes interactives sur Figma, conformes au DSFR (Design System de l'État Français) et aux normes RGAA, pour donner forme aux parcours utilisateurs imaginés. En raison du contexte institutionnel du projet, les visuels d'interface ne sont pas diffusables.
Contexte institutionnel oblige, les maquettes réelles de l'intranet du STN restent confidentielles. Le reste de cette étude de cas détaille fidèlement la démarche, la recherche et les résultats du projet.
Le prototype a été testé auprès de plusieurs agents pour valider l'ergonomie, la pertinence des contenus et la clarté de la navigation. Les scénarios de test ont été construits autour de plusieurs personas représentatifs des profils cibles de l'intranet, confrontés à des tâches réelles : retrouver un exemple de fiche de poste, ou s'informer sur une procédure de migration technique.
Chaque tâche était évaluée sur une grille OK / Partiel / KO, chronométrée, puis suivie d'un débrief semi-directif sur l'intuitivité, le design de l'interface et les attentes non comblées.
Les tests ont permis de confirmer les grands choix de conception, tout en révélant des ajustements sur la hiérarchie de l'information et certaines formulations. Le travail s'est poursuivi en collaboration étroite avec les équipes de développement afin d'anticiper les contraintes techniques dès la conception. L'intranet du STN a depuis été développé et mis en ligne.